[–] [S] 4 points 18 hours ago*

Les policiers, qui nécessairement imposent une présence intimidante avec leurs armes et leurs pouvoirs coercitifs, se font-ils brasser plus souvent que le personnel à l’accueil des urgences, ou les infirmières en psychiatrie, ou les préposés aux bénéficiaires qui travaillent avec des personnes à un stade avancé d’alzheimer ou de démence ? Ou que les intervenants en dépendance et en toxicomanie ? Ou que ceux de la DPJ ? Des cadres, souvent déficients, existent pour protéger les employés dans tous ces contextes. Mais ces professionnels savent aussi qu’ils ont choisi de travailler auprès de personnes vulnérables — avec tout ce qui vient avec. Est-on conscient de ce que ce choix implique du côté du SPVM ?

À l’inverse, combien de citoyens ont déjà, avant le règlement qui vient d’être adopté, payé cher, sous une forme ou une autre, ce qu’un policier a considéré comme une mauvaise « attitude » ? Il a fallu qu’on parle d’agents du SPVM qui arrachent les cheveux des uns ou qui urinent sur les possessions d’un autre pour qu’on se félicite (!) d’une première historique (!) : avoir procédé à des renvois administratifs. Pour ce qui est des « comportements offensants, humiliants, abusifs, violents ou agressifs » envers les citoyens qui ne sont pas aussi spectaculaires, quelles seront les conséquences ?

Cette loi est simplement absurde. Les agents de police avaient déjà un pouvoir coercitif et des options de poursuite pour ceux ou celles qui les harcèlent. Le clientélisme de Soraya est juste répugnant, et les forces policières devraient savoir qu'il y a une limite à l'impunité. À un moment donné, la majorité de la population ne voudra plus rien savoir des forces policières. Je crois que dans l'esprit de beaucoup de gens, la police représente seulement le symbole du monopole de la violence. Protégez la population ne semble être que la 11e priorité sur la liste.

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  • Qui insulte qui, surtout? (www.ledevoir.com)
     

    Au printemps dernier, les images d’un citoyen qui s’était filmé en train d’injurier une policière ont fait le tour du Québec. Une tempête politique avait été déclenchée, avec l’appui du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), de la Fraternité des policiers, et de la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.

    L’incident a servi de prétexte pour mousser l’idée de faire adopter des règlements municipaux visant à donner le droit aux corps policiers de donner des amendes aux citoyens injurieux. En septembre, la Ville de Montréal a adopté son projet de règlement permettant de distribuer des amendes salées à quiconque serait tenté « d’intimider, de harceler, de menacer, d’injurier ou d’insulter » un employé municipal, ou encore d’adopter « un comportement offensant, humiliant, abusif, violent ou agressif » à son égard — ce qui inclut la police, bien sûr, mais pas que.

    [–] [S] 2 points 2 days ago* (last edited 2 days ago)

    Oui, en ce moment si tu loues un logement abordable, pour déménager tu as le choix d'acheter un condo qui te fera probablement payer plus cher au mois pour le même pied carré (avec tous les risques de vices de construction, de syndicat de copropriété mal géré et de difficulté à revendre à terme), déménager dans moins bien que ton logement actuel pour avoir le même niveau de prix sur le loyer (qui ferait ça?), déménager dans mieux qui va probablement te coûter deux fois le prix de ton loyer actuel ou acheter une propriété (bonne chance si tu as pas un super salaire pour l'hypothèque ou des proches pour te backer).

    Les politiques des gouvernements actuels sont de donner plus de capacité aux premiers acheteurs, mais ça ne fait que faire chauffer encore plus le marché. On le voit avec des propriétés évaluées à 500 000 par l'évaluation municipale qui essaient (et réussissent) à se vendre 200 000, voire 300 000$ plus chère que l'évaluation. Tout le monde est perdant, sauf la personne qui a acheté sa propriété pas chère avant 2020 et les courtiers immobiliers.

    Il y a des projets de coopératives d'habitation avec usufruit, mais trop peu pour que ça devienne un modèle disponible pour plus qu'une poignée de personnes chanceuses. Par contre, ça serait la solution pour l'accès à la propriété avec une dynamique hors du marché. Comme pour les coopératives de logement, sauf que ces formules-là sont tellement prisées que tu te retrouves sur une longue liste d'attente. Pas vraiment un plan réaliste quand tu veux déménager prochainement.

    Résultat, les loyers abordables sont super prisés, personne ne veut les quitter et il y a ces maudites tours à condos locatifs "de luxes" qui restent vides sur le bord des autoroutes, près des grands centres. Un vrai gaspillage de ressources pour faire fructifier les avoirs des REIT et des promoteurs privés...

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  • [–] [S] 1 point 2 days ago* (last edited 2 days ago)

    On ne manque donc pas de logements au Québec. C’est simplement que ceux qui en ont prennent de plus en plus d’espace. En moyenne, les Québécois ont plus de mètres carrés chacun, mais la répartition est de plus en plus inégale.

    Ces chiffres qui sont entièrement publics (ils viennent de Ressources naturelles Canada⁠1) ne sont pas très populaires dans le discours pour une raison assez simple. Ils ne correspondent pas à la trame narrative dominante de notre époque – celle qui dit que le coût de la vie étouffe tout le monde. L’inflation et la répartition de la richesse affectent évidemment trop de gens.

    Ce n’est pas un phénomène unique au logement. En alimentation, le gaspillage alimentaire est énorme, alors que ceux qui ont faim n’ont jamais été aussi nombreux, comme en témoigne la situation dans les banques alimentaires. La consommation d’électricité est en croissance, mais il reste qu’Hydro-Québec a toujours un très grand nombre d’ententes de paiement avec les ménages en difficulté de paiement.

    La répartition des richesses est une voie pour régler ce problème. Par contre, quand la majorité de la population a plus d'argent, les prix montent. Il nous faut des solutions hors-marché: logement social, économie sociale, plus d'OSBL/OBNL. L'économie de marché ne devrait pas être employée pour les services et les biens essentiels. Ça crée des inégalités inhérentes dues à l'accumulation du capital qui tire constamment les richesses vers le haut, ce qui laisse le reste de la population avec des miettes. Bref, les plus riches peuvent bien se battre entre eux avec leur pouvoir d'achat sur des biens luxueux et non-essentiels, mais laissez la bouffe, l'habitation, l'éducation et la santé hors de la dynamique marchande!

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  •  

    La crise du logement est bien réelle, mais elle est très mal nommée. C’est en réalité une crise des pièces vides que nous avons. On entend partout qu’il n’y a pas assez de logements qui sont construits, alors que le parc de logements a crû de 32 % entre 2000 et 2023, alors que la population n’a crû que de 19 %. On a donc bel et bien plus de logements par personne que jamais au Québec.

    Ce qu’il s’est passé, c’est que la taille des ménages a baissé, et le nombre de logements par ménage a augmenté. Il y avait 2,45 personnes par ménage en 2000, mais seulement 2,31 en 2023. En 2000, ces ménages occupaient 1,05 logement en moyenne, alors que 23 ans plus tard, on était à 1,10 logement par ménage. Les résidences secondaires se sont multipliées

    [–] 3 points 3 days ago* (last edited 3 days ago)

    I think it's all muddled together. The capitalist economy, individuals emotional attachment to material things, having no sense of moral obligation towards the environment unless it's self-centered (e.g. I like parks to go on walks, to take pictures there, therefore I like parks). We will never be able to convince the majority that we're destroying our planet's ecosystems in a futile quest for materialism, a quest that we were most of us conditioned to believe in from early childhood.

    "No, we need those mines for our economy so that we don't become a poorer nation!" All the while, we destroy what, I believe, is the most precious thing in this part of the world: ecosystems that have grown, evolved and survived for millennia. But because that has no value for the common person, who cares?

    I will admit that I understand in part why some would want our economy to go at full speed extracting more resources, because they've been promised that it would bring jobs, security and material comforts. IMHO, that is just a naive mindset as we see the global economy being more and more centralized in the hands of a few owners. But who cares when you can buy a 40'' screen for 500$ to watch Netflix all night, right?

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  • [–] [S] 2 points 3 days ago

    Le Parti québécois a nommé Anne Nguyen ministre déléguée à l'Intelligence artificielle et au Numérique, mais elle sera chapeautée par Alain Therrien.

    Personne n'a encore été désigné dirigeant principal de l'information, puisque la loi attribue ce rôle au sous-ministre du MCN. Or, le sous-ministre Stéphane Le Bouyonnec n'a pas été reconduit dans ses fonctions et n'a pas été remplacé.

    M. Le Bouyonnec s'était publiquement inquiété de la vulnérabilité des données des Québécois et de la « dépendance toxique » du gouvernement envers certaines entreprises américaines.

    L'ancien sous-ministre qui joue le jeu de "fait ce que je dis, mais pas ce que je fais" alors que le MCN semble utiliser S3 pour son nuage gouvernemental: https://www.quebec.ca/gouvernement/services-organisations-publiques/services-transformation-numerique/nuage-gouvernemental-quebec

    Je pensais que c'était Anne Nguyen qui allait prendre en charge le MCN. C'est ce que dit leur site Web: https://www.quebec.ca/gouvernement/ministeres-organismes/cybersecurite-numerique. Je trouve que ça commence mal le mandat de Mme Nguyen, ce flou dans les responsabilités.

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    Le gouvernement du Parti québécois (PQ) démantèle le ministère de la Cybersécurité et du Numérique et transfère ses effectifs au Conseil du trésor avant d'avoir l'aval de l'Assemblée nationale, a appris Radio-Canada. Le président du Conseil du trésor, Alain Therrien, affirme agir dans les règles de l'art.

    Interrogé par Radio-Canada, le cabinet du ministre responsable de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor, Alain Therrien, nous a confirmé et reconfirmé que tous les fonctionnaires du ministère sont maintenant sous sa responsabilité.

    Selon le rapport annuel de gestion 2024-2025, il y avait 2038 employés permanents et occasionnels au ministère de la Cybersécurité et du Numérique (MCN).

    [–] 2 points 1 week ago*

    I'd argue something else: what's the point of becoming another neoliberal state in North America? I'm for Quebec as an independent nation, but it's of no use to me if it's just like Canada but draped in blue instead of red.

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  • [–] [S] 4 points 1 week ago

    Les mises en garde du SUM ont empêché la présence d’une question suggérée par le cabinet de la mairesse, portant sur les « éléments [qui] nuisent le plus à votre sécurité ou [à] votre confort quand vous côtoyer [sic] le réseau cyclable comme autre usager de la rue ». Parmi les choix de réponse qui étaient proposés par l’équipe de Mme Martinez Ferrada, on note des conflits avec les autres usagers, la congestion routière et le manque de stationnement.

    « Cette question est trop imprécise […] et sa formulation pose problème. Elle suggère l’existence d’une corrélation directe entre les pistes cyclables, la congestion et la perte de stationnement, ce qui est inexact et peut être perçu comme de la désinformation. De plus, cette question ne sera pas pertinente pour la planification du réseau cyclable lors du traitement des données ; elle risque davantage de générer du bruit médiatique que d’apporter une réelle valeur analytique », a écrit le SUM.

    Les éléments qui nuisent le plus à ma sécurité ce sont les véhicules et les personnes qui les conduisent.

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    Les pressions de l’équipe de Soraya Martinez Ferrada pour modifier des questions et des choix de réponse ont mis en péril la crédibilité de la consultation, peut-on y lire. « C’est vraiment n’importe quoi », a réagi par courriel une cheffe de division en mobilité devant l’intervention des élus pour modifier le questionnaire.

    Cette consultation sur le nouveau Plan vélo de la Ville de Montréal a été mise en ligne le 15 juin dernier. Le sondage visait à connaître les attentes des Montréalais par rapport à l’avenir du réseau cyclable de la Ville. Trois jours après sa mise en ligne, le questionnaire a été retiré du site Web : le cabinet de la mairesse a mis le sondage sur pause pour proposer de nouvelles questions et en retirer d’autres, montrent les documents.

    [–] [S] 3 points 1 week ago* (last edited 1 week ago) (1 child)

    Cette évolution n’a pas échappé aux tribunaux, appelés à déterminer si un moteur de réponse est responsable des propos qu’il formule à la suite d’une interrogation. Par exemple, il y a quelques mois, un tribunal allemand a jugé Google responsable des fausses informations produites par ses résumés générés par IA. Les autorités allemandes ont considéré que ceux-ci relèvent de la législation sur les médias, au même titre que les médias de radio ou de télé.

    En 2024, dans une affaire impliquant le passager Moffatt et Air Canada, un tribunal de la Colombie-Britannique a déterminé que l’entreprise qui met un robot conversationnel à la disposition du public est responsable des informations qui sont ainsi fournies aux personnes qui interagissent avec le dispositif.

    Je dois être gossant, mais je rappelle toujours à mes proches de ne pas lire le résumé de Gemini après des recherches de Google. Au mieux, utiliser Duckduckgo qui permet de désactiver les résumés par GML à même l'URL: https://duckduckgo.com/duckduckgo-help-pages/ai-features/about-noaiduckduckgocom. Lire à la source devrait être un réflexe, même lorsqu'on utilise un robot conversationnel avec des commandes. Cette façon de suivre à la lettre ce que génèrent les robots conversationnels est, franchement, paresseuse et dans un contexte professionnel, nuisible à la qualité du service ainsi qu'au maintien d'un écosystème d'information libre et démocratique.

    Tant mieux si des instances légales déterminent que l'entreprise est responsable de ce que produisent leurs robots conversationnels. Ça reste une action a posteriori, c'est-à-dire que ça n'endigue pas le réflexe des internautes de sauter sur l'information avant de se questionner. J'imagine facilement un écosystème où on met de l'avant la source primaire ou secondaire et où le robot conversationnel ne sert que d'assistant à la recherche. C'est ce que j'avais imaginé avant 2022, quand le traitement naturel du langage aurait pu servir au traitement des recherches en corrigeant les erreurs de frappes, en suggérant des termes similaires ou en offrant des vedettes-matière/thématiques pertinentes. Bref, on est loin de ce monde où on améliore surtout la recherche dans les outils de sources primaires et secondaires (c'est-à-dire, les bibliothèques et les catalogues de ressources en ligne) qui se font plutôt manger leur budget par les GMLs des grandes entreprises américaines.

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    Lorsque des dispositifs d’intelligence artificielle (IA) peuvent générer, avec ou sans intervention humaine, des textes, des sons ou des images, c’est tout le processus de circulation de l’information inhérent aux processus démocratiques qui est métamorphosé. Bienvenue dans l’univers informationnel personnalisé au gré des interrogations de chaque individu, là où des outils carburant à l’intelligence artificielle produisent des réponses sur mesure aux moindres questions qui nous viennent à l’esprit. Les médias de masse seront-ils supplantés par les robots proposant du contenu sur les événements d’actualité généré en fonction de notre profil ?

     

    Basée sur une enquête réalisée auprès de 283 travailleurs migrants dans 14 régions administratives, la recherche publiée récemment dans la Revue canadienne de santé publique avance que l’insécurité alimentaire est trois fois plus présente parmi les travailleurs agricoles temporaires (66,4 %) qu’au sein de la population québécoise (19,8 %).

    Chez les travailleurs temporaires de la transformation alimentaire, cette proportion est deux fois plus élevée (41,9 %) que la moyenne.

    [–] [S] 1 point 2 weeks ago

    Parmi les travailleurs sondés, 26 % souffraient d’insécurité alimentaire marginale, 21 % d’insécurité modérée et 8 % d’insécurité sévère.

    « Le niveau marginal, c’est avant tout la peur de manquer de nourriture, qui est déjà associée à de moins bons résultats de santé physique et mentale. Au niveau modéré, on voit des changements dans les habitudes alimentaires. On opte pour des aliments qui coûtent moins cher, ce qui a un impact sur la variété et la qualité de notre alimentation. Au niveau sévère, on est dans la privation alimentaire : sauter des repas ou passer des journées entières sans manger », explique la nutritionniste Rosanne Blanchet, coautrice de l’étude et elle aussi professeure adjointe à l’École de santé publique de l’UdeM.

    Pour le tiers des travailleurs agricoles, c’est leur patron qui détermine quand ils peuvent aller faire leur épicerie. « Ils sont souvent dans des zones isolées, dans des fermes, loin des épiceries. Ça demande toute une logistique pour se nourrir. Si l’employeur n’y pense pas ou si ce n’est pas prioritaire pour lui, la responsabilité va retomber sur les travailleurs eux-mêmes. Mais s’ils n’ont pas de ressources pour se déplacer, ils vont attendre longtemps pour aller faire leur épicerie », relate Lara Gautier.

    Beaucoup d’employeurs prévoient des circuits en autobus une fois par semaine pour le ravitaillement en nourriture. « Mais si l’employé travaille cette journée-là, il a manqué sa chance », constate Mme Gautier.

    Et les employeurs se demandent pourquoi les Québécois.es ne veulent pas de ces emplois. Faire venir des personnes pour qu'elles travaillent dans notre secteur agroalimentaire et ensuite ne pas leur donner les opportunités, l'infrastructure et les moyens de se nourrir convenablement. C'est franchement dégueulasse.

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  • [–] 2 points 2 weeks ago*

    La CAC aurait comme mandat de perquisitionner toutes les personnes dont les noms se trouvent sur des compagnies à numéro (surtout dans le domaine de la construction), les ancien.nes politicien.nes qui sont passé.es au privé et les entreprises qui ont eu des apparences de conflit d'intérêt avec des acteurs politiques dans les 30 dernières années. Bref, on peut toujours rêver et faire un peu de masturbation intellectuelle...

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    "Au Québec, en 2026, le fait d'avoir un emploi, ça ne garantit pas nécessairement qu'on va pouvoir se nourrir jour après jour. Le coût de la vie a un impact majeur", estime le directeur général des BAQ, Alexandre Lebel.

    La donnée est frappante : près d’un travailleur sur quatre (23,4 %) vit de l’insécurité alimentaire, par rapport à un sur cinq (20,6 %) l’an dernier. Selon les BAQ, il s'agit de "la plus forte hausse enregistrée par le réseau".

     

    Je veux lancer une discussion sur un phénomène et comment endiguer le réflexe de ses collègues, ses proches et d'autres personnes avec qui on interagit au quotididien d'utiliser un GML (robot conversationnel comme Claude, Gemini, ChatGPT, etc.) pour répondre à des questions.

    Parfois, quand je pose une question à un proche ou à un collègue, sa manière de répondre consiste à me copier-coller le texte ou l'image de la réponse d'un GML. Je n'ai pas besoin de la réponse d'un GML: je suis capable d'utiliser l'outil et je ne considère pas que la capacité d'écrire une commande (prompt) requière un grand degré d'habileté, à moins de travailler dans un domaine ou un contexte très précis.

    Bref, je cherche un moyen courtois et sympathique de dire, en d'autres mots, "utilise ton cerveau, tes connaissances pour me répondre". Si tu n'as pas la réponse, tant pis, répond moi "je ne sais pas", "je n'ai pas le temps", "ça ne m'intéresse pas" ou encore "ça prendrait plus de recherches".

    Vivez-vous ce phénomène dans votre vie et si oui, comment le gérez-vous? J'essaie de ne pas être trop dur avec la personne qui me répond avec un copier-coller d'un GML, parce que je suis déjà le genre de personne à recommander constamment Linux, des alternatives au GAFAM, de questionner la surconsommation ou des choix individuels qui sont, selon moi, un réflexe conditionné plutôt que l'expression d'une démarche personnelle intègre et pleinement consciente.

    Avez-vous trouvé un moyen facile et sympathique d'arriver au résultat qu'on ne vous réponde pas ainsi (copier-coller d'un GML)? Vous êtes-vous résigné.es à cette réalité?

     

    Auparavant, Alexandra et Clover pouvaient observer par la fenêtre de leur cuisine des feuillus matures et les passants sur la rue achalandée de Montréal. Mais, depuis quelques semaines, c’est une caméra de surveillance du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui leur saute aux yeux.

    En août, une caméra s’est greffée au lampadaire devant leur bâtiment directement à la hauteur de la fenêtre. "Je me suis sentie envahie", explique Alexandra en entrevue dans la cuisine exiguë de son vieil appartement situé dans l’arrondissement de Ville-Marie.

     

    Réagissant à une boutade d’Elon Musk se mêlant des affaires québécoises et canadiennes, le premier ministre Carney déclarait que « les priorités des Québécois sont […] de rendre le Canada plus indépendant, plus souverain, d’autres pays et d’autres grandes puissances des technologies ». Mais pour agir dans le sens de telles priorités, le gouvernement fédéral devra délaisser sa posture de capitulation face aux géants du numérique et coopérer avec les provinces pour assurer le respect de nos lois dans les espaces numériques.

    Dans son livre publié cette semaine, Alain Saulnier explique qu’il n’y a « pas de souveraineté sans souveraineté numérique ». Qu’elle soit complète (comme celle préconisée par le gouvernement nouvellement élu à Québec) ou partagée entre deux ordres de gouvernement (comme dans le cadre fédéral canadien), la souveraineté doit être assurée en renforçant la coopération entre les partenaires partageant des objectifs communs.

     

    En plus de vouloir doubler le tarif d'électricité des centres de données, Hydro-Québec propose une formule inédite qui permettrait aux entreprises de cette industrie de payer encore plus cher, sur une base volontaire. Le gouvernement du Québec en tiendrait compte dans sa sélection des projets qui obtiendront les précieux mégawatts. Des industriels et des experts y voient une approche « au plus riche la poche ».

    La société d'État veut que ce tarif [doublé] soit un prix plancher et que les centres de données puissent offrir de payer encore plus cher. Elle appelle ça une "clause de majoration".

     

    Choisi par Mark Carney pour devenir le tout premier ministre canadien de l’IA, Evan Solomon a raconté avoir personnellement choisi un entrepreneur de l’Alberta pour participer à un groupe consultatif sur l’IA, l’an dernier. « Personne ne fait mieux ça que Cam [Linke] », s’est-il remémoré dans une conférence de presse en septembre.

    Son organisation, l’Alberta Machine Intelligence Institute (AMII), a reçu 13 millions de dollars du fédéral pour créer trois formations en ligne visant à démystifier l’usage de l’IA. Un premier volet destiné aux étudiants a été mis en ligne le 21 septembre.

    « Un institut de recherche en IA qui fait explicitement la promotion de l’adoption étendue de l’IA dans l’ensemble de la société, ça ne correspond pas véritablement à une position neutre ou impartiale. » [mentionne] Mélina Poulin, doctorante à l’INRS

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