Ce qui c'est passé c'est que le prix moyen des logements vides a explosé, que des tours de luxes pour faire des Airbnb sont construites et qu'il n'y a plus de mobilité du fait que déménager double ton loyer.
post
On ne manque donc pas de logements au Québec. C’est simplement que ceux qui en ont prennent de plus en plus d’espace. En moyenne, les Québécois ont plus de mètres carrés chacun, mais la répartition est de plus en plus inégale.
Ces chiffres qui sont entièrement publics (ils viennent de Ressources naturelles Canada1) ne sont pas très populaires dans le discours pour une raison assez simple. Ils ne correspondent pas à la trame narrative dominante de notre époque – celle qui dit que le coût de la vie étouffe tout le monde. L’inflation et la répartition de la richesse affectent évidemment trop de gens.
Ce n’est pas un phénomène unique au logement. En alimentation, le gaspillage alimentaire est énorme, alors que ceux qui ont faim n’ont jamais été aussi nombreux, comme en témoigne la situation dans les banques alimentaires. La consommation d’électricité est en croissance, mais il reste qu’Hydro-Québec a toujours un très grand nombre d’ententes de paiement avec les ménages en difficulté de paiement.
La répartition des richesses est une voie pour régler ce problème. Par contre, quand la majorité de la population a plus d'argent, les prix montent. Il nous faut des solutions hors-marché: logement social, économie sociale, plus d'OSBL/OBNL. L'économie de marché ne devrait pas être employée pour les services et les biens essentiels. Ça crée des inégalités inhérentes dues à l'accumulation du capital qui tire constamment les richesses vers le haut, ce qui laisse le reste de la population avec des miettes. Bref, les plus riches peuvent bien se battre entre eux avec leur pouvoir d'achat sur des biens luxueux et non-essentiels, mais laissez la bouffe, l'habitation, l'éducation et la santé hors de la dynamique marchande!
all 3 comments