Par contre, si on prend le temps de sortir de sa bulle de filtre et d’en discuter de façon posée - ce que je fais avec beaucoup de gens dans mon activité militante - on se rend compte de la puissance de la propagande étatique et médiatique autour de ces mobilisations. Ça parle beaucoup de casseurs, de dégradations, de peur et de danger, de minorités et de racisme, je crains que l’optique de ces manifestations soit bonne pour la droite dure dans leur état actuel (pas pour l’ED qui est déjà plafonnée, mais pour un potentiel candidat d’union centre droite, et pour Renaissance et LR aux législatives à venir, le parti qui saura représenter “l’ordre et la loi").
C’est clairement ce qui ressort dans mes discussions (qui restent anecdotiques) avec des personnes âgées. Elles ont toutes sincèrement peur des violences et dégradations, et n’entendent rien d’autre. Même une ancienne prof qui enseignait dans une collège défavorisé, dont je pensais qu’elle serait au moins sensible aux revendications lycéennes — non, elle a vu des violences en boucle à la télé, elle n’a retenu que ça (mais pas les violences policières, hein). Vu la démographie française, ça me fait un peu flipper.